Se préparer à recevoir l’absolution

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc (15,1-7)

« Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !”

Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. »


Se préparer à recevoir l’absolution, c’est choisir de retrouver la personne que nous sommes, dépolluée de tout ce qui dans notre vie a pu défigurer l’être étonnant, la merveille que nous sommes aux yeux de Dieu. C’est retrouver notre vocation au bonheur et à la liberté intérieure.

Cette préparation se fait en trois temps :

  • Il s’agit tout d’abord de faire un examen de conscience

C’est-à-dire discerner dans ma conscience entre le bien et le mal que j’ai fait. Il s’agit aussi d’écouter la Parole de Dieu qui me révèle, en même temps l’Amour personnel, inconditionnel, infini, éternel de Dieu pour moi ; et en même temps, les péchés qui lui déplaisent (notamment grâce au texte des 10 commandements):

  1. Tu aimeras Dieu par-dessus tout.
  2. Tu ne prononceras pas le nom de Dieu en vain.
  3. Tu sanctifieras le jour du Seigneur.
  4. Tu honoreras ton père et ta mère.
  5. Tu ne tueras pas.
  6. Tu ne commettras pas d’adultère.
  7. Tu ne voleras pas.
  8. Tu ne porteras pas de faux témoignage ni ne mentiras.
  9. Tu ne te laisseras pas aller à des pensées ou des désirs impurs.
  10. Tu ne convoiteras pas la propriété d’un autre.

Cette étape est cruciale, si l’on désire changer de vie. Il ne s’agit pas de pleurer sur soi-même, mais de se situer au niveau de la Victime de nos péchés, car tout péché blesse une victime, et la première d’entre elles, c’est le Seigneur Jésus. Il s’agit ici de consoler, c’est-à-dire de pleurer avec la personne qui a été offensée. Ce sont des larmes qui lavent l’âme car elles rétablissent une relation d’amour blessée ou détruite. Cela prend du temps, c’est un temps béni de restauration.

« C’est Jésus qui dit à ses apôtres : « Ceux à qui vous pardonnerez leurs péchés seront pardonnés ; ceux à qui vous ne les pardonnerez pas ne seront pas pardonnés » (Jn, XX, 19-23). Les apôtres et leurs successeurs – les évêques et les prêtres, leurs collaborateurs – deviennent des instruments de la miséricorde divine.(…)

Si tu n’es pas capable de parler de tes erreurs avec ton frère, tu peux être sûr que tu seras incapable d’en parler, même avec Dieu ; et tu finis par te confesser devant ton miroir, devant toi-même. […]

Se confesser devant un prêtre est une façon de remettre ma vie entre les mains et le cœur d’un autre, qui , à cet instant, agit au nom et pour le compte de Jésus. […]

C’est la rencontre avec la miséricorde. »

Pape François « Le nom de Dieu est Miséricorde »


La joie de l’absolution, c’est la paix du cœur enfin retrouvée !

« Que nul ne désespère : après la chute, le pardon est possible ; après la souillure, la purification ; après la blessure, la guérison. » (Saint Augustin, Sermon 351, 6)


Et après…

Une fois la guérison du cœur reçue par l’absolution sacramentelle, il y a le temps de la convalescence qu’on appelle la satisfaction (la réparation).

Pour que la Miséricorde de Dieu se réalise parfaitement, en toute justice, dans le cœur de celui qui vient de demander pardon, le pénitent est invité à réparer le mal commis causé par ses péchés, en accomplissant les actes de pénitence que le confesseur lui aura demandé.